Terme du glossaire
Magic Formula
Le classement boursier à deux facteurs de Joel Greenblatt : classer chaque entreprise selon son rendement des bénéfices (cherté) et son rendement du capital (qualité), additionner les rangs, puis acheter le panier obtenant le rang combiné le plus élevé — rééquilibré chaque année.
Traduit automatiquement de l’original anglais. Lire l’original en anglais →
Les deux facteurs
La Magic Formula de Greenblatt, présentée dans The Little Book That Beats the Market (2005) et révisée dans The Little Book That Still Beats the Market (2010), classe chaque entreprise d'un univers selon deux dimensions et additionne les rangs. Le rendement des bénéfices — l'EBIT rapporté à la valeur d'entreprise — mesure la cherté d'une manière qui neutralise les différences de structure de capital. Le rendement du capital — l'EBIT rapporté au capital tangible employé — mesure avec quelle efficacité l'entreprise transforme le capital en profit, hors goodwill et effets de financement. Aucun des deux facteurs pris isolément n'est déterminant : une action bon marché selon le rendement des bénéfices mais faible en rendement du capital, ou l'inverse, obtient un classement global médiocre. La formule ne récompense que les valeurs qui franchissent les deux seuils simultanément, et les deux chiffres proviennent de la même ligne de résultat d'exploitation, ce qui garde le classement suffisamment simple pour être appliqué à un vaste univers sans ajustements spécifiques à chaque titre.
Acheter un panier, tenir la discipline
La dimension mécanique compte autant que le classement lui-même : acheter un panier des valeurs les mieux classées — généralement vingt à trente — plutôt que de sélectionner des favoris, et rééquilibrer selon un calendrier annuel fixe plutôt qu'en réaction à l'actualité. Les propres recherches de Greenblatt ont montré que la formule sous-performe environ une année sur trois ou quatre, parfois sur des périodes assez longues pour mettre à l'épreuve la conviction ; son argument est que cet inconfort est précisément la raison pour laquelle elle continue de fonctionner — une règle assez simple pour battre le marché n'attire des adeptes que jusqu'au moment où il devient inconfortable de la conserver. Rééquilibrer à une date fixe du calendrier plutôt que de manière discrétionnaire élimine la tentation de synchroniser les entrées et sorties avec la performance récente, exactement l'impulsion qui coûte à la plupart des investisseurs en formules systématiques leur avantage.
Comment Closelook l'utilise
Le Closelook Company Score généralise le même réflexe à sept modules au lieu de deux, mais conserve la discipline fondamentale de Greenblatt : valorisation et qualité sont notées séparément et ne sont jamais fusionnées en un seul chiffre opaque qui masquerait quelle moitié de l'histoire fait le travail. Le traitement parallèle de la qualité fondamentale par le Piotroski F-Score fait écho à cette même séparation — une liste de contrôle de la qualité qui tient sur ses propres jambes plutôt que d'être intégrée dans un multiple de valorisation. Lire côte à côte les deux modules Closelook, bon marché-et-en-amélioration face à bon marché-et-en-détérioration, est l'équivalent moderne du rang combiné de Greenblatt, simplement réparti sur davantage d'entrées. L'intérêt de les garder distincts, tout comme Greenblatt gardait ses deux ratios distincts, est qu'un lecteur peut toujours poser la question originelle de la formule — bon marché, de bonne qualité, ou les deux — plutôt que de faire confiance à un chiffre unique censé y avoir déjà répondu.